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Mon billet de 2005 sur Lance Armstrong (ça devient lassant d’avoir raison) 21 janvier 2013

Par Thierry Klein dans : Sport.
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Le billet ci-dessous date de 2005 (publié dans ce même blog).


La première chose intéressante à propos des révélations de l’Equipe sur le dopage de Lance Armstrong, ce sont les déclarations des autres coureurs et des professionnels:

Ullrich : “Il reste le plus grand coureur de tous les temps”

Holczer (Directeur Sportif de Gerolsteiner) : “Jusqu’à preuve du contraire, il faut être pris positif pour être convaincu de dopage… Donc je ne comprends pas cette situation”

Fignon: “Ca va servir à quoi ? Ce qui m’intéresse, c’est la prévention vis à vis des jeunes” (Sic !)

Or, Ullrich est arrivé second du Tour un nombre incalculable de fois à cause d’Armstrong. Sa colère serait tout à fait légitime. La tricherie d’Armstrong lui crée un préjudice incalculable. Mais étrangement, Ullrich n’attaque pas Armstrong !

Solidarité de cyclistes ? Grandeur d’âme ? Je n’y crois pas une seconde. La réalité, c’est probablement qu’Ullrich se protège lui-même par avance. Ullrich a été contrôlé de multiples fois au même moment qu’Armstrong et craint, probablement à raison, que les nouvelles méthodes d’analyse ne révèlent sa prise de dopants. Ca pourrait être plus tôt qu’on ne le pense, car l’Equipe indique qu’il reste 6 flacons positifs ne provenant pas de Lance Armstrong (mais provenant probablement d’autres coureurs bien placés puisque ce sont les premiers concernés par les tests). Attendons.

[Remarque 21/01/2013: Ullrich a depuis été condamné plusieurs fois pour dopage]

Le deuxième point, c’est qu’on imagine mal Armstrong se dopant en 1999 et, touché par la grâce divine, cesser de se doper lors des Tours suivants. Mais à partir de 2000, les techniques d’analyse EPO étaient devenues fiables. Alors, comment Armstrong s’y est-il pris ? A-t-il utilisé des nouveaux produits non recherchés ? Des produits non identifiables (hormones de croissance) ? A-t-il utilisé des protocoles différents ?

Ce qui caractérise l’activité d’athlète d’Armstrong, c’est que c’était l’homme d’une seule course (le Tour). Armstrong disparaissait pendant les mois d’hiver, s’entraînant le plus souvent en dehors de France. Il “revenait” quelques semaines avant le Tour pour une ou deux courses de préparation. Psychologiquement, il y a un autre point important: si les autres professionnels du cyclisme couvrent Armstrong, Armstrong a lui toujours couvert le Docteur Ferrari (récemment condamné et reconnu comme le grand spécialiste des produits dopants et de leurs protocoles). Même raisonnement que précédemment donc: je parierais pour un protocole effectué en grande partie pendant la période de préparation “hivernale”, suivi par des “prises complémentaires” à petites doses et non détectables pendant la phase de compétition, le tout mis au point par Ferrari.

[Ajout 21/01/2013: le paragraphe ci-dessus décrivait très précisément les méthodes mises au point par Amstrong, selon le récent rapport de l'USADA).]

Troisième point intéressant: la réaction anti-américaine primaire du Monde : “L’Amérique, elle, refusera systématiquement d’apporter le moindre codicille à son dithyrambe, faisant encore récemment de son héros un candidat potentiel à la présidence du pays. Ce ne sont pas les dernières révélations qui semblent vouloir la dessiller.”

Evidemment, le Monde, lui, jouerait le redresseur de torts immédiat vis-à-vis de tout athlète français soupçonné de dopage par un journal américain (il n’y en a pas beaucoup car aux USA, les athlètes non américains n’intéressent personne !)…

Je suis convaincu que le Monde a tort, d’ailleurs, et que les réactions américaines seront très fortes, dès que la réalité des preuves aura été admise. Armstrong tombera très probablement à la suite de procédure menées aux USA - visant à la fois le coureur et l’UCI qui visiblement le protège.

Enfin, un peu de prospective. Les principaux lésés de ce genre d’actions sont, de façon générale, les “perdants” non dopés et leurs sponsors. Jusqu’ici, il n’y a jamais eu d’action judiciaire en réparation intentés par des tiers auprès de tribunaux américains, mais les indemnités que des sportifs pourraient réclamer sont immenses: ils sont lésés moralement et financièrement. (il y aurait bien sûr la réparation de leur préjudice, mais aussi tous les “punitive damages” qui tomberaient car la mauvaise foi et la tricherie sont patentes).

Or l’affaire Armstrong va probablement être judiciarisée (Armstrong est en conflit avec une compagnie d’assurances qui refuse de lui verser une somme à cause des soupçons de dopage). Je pense que, dans la foulée, on va voir dans les prochaines années fleurir des actions judiciaires intentées par des sportifs contre d’autres sportifs.

[Ajout 21/01/2013: les actions en réparation n’ont pas été encore entamées par les sportifs (ça viendra) mais les sponsors (US Postal) et les assurances vont réclamer à court terme des dommages et intérêts à Armstrong.

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La vérité sur l’affaire Free - Google. 4 janvier 2013

Par Thierry Klein dans : Aliénation, Google, Politique.
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Free / Google

1) Quel enjeu économique ? Free estime que Google prend trop de la valeur de l’internaute et met la publicité en “opt-in” (c’est son droit de vouloir rééquilibrer le business model en faveur du “tuyau”, on peut juste s’étonner que personne ne l’ait fait avant). Free prend grosso modo 30€ / internaute / mois et Google a peu près la même chose (indirectement, sous forme de revenu publicitaire généré par l’Internet). Cela a donc un grand sens économique pour Free d’aller attaquer le revenu pour l’instant capté par Google. Il peut y multiplier par deux son chiffre d’affaires.

2) Que reprochent les internautes à Free ? Alors que toutes les “bonnes” pratiques publicitaires sont en opt-in, tous les internautes hurlent, par Twitter interposé, contre Free qui ne fait au fond que mettre en œuvre une politique opt-in réclamée à corps et à cri par ces mêmes internautes pour les mails… C’est surprenant sur le fond et sans doute un symptôme a) d’aliénation collective et 2) de très forte efficacité de la pub Google qui semble vue comme inséparable, voire plus importante, que le contenu. Voir aussi Comment Google contribue au rétrécissement du savoir.

3) Imagine-t-on un système similaire pour la télé, qui couperait la pub ? Oui, car il y a eu des tentatives (et même des boîtiers anti-pub qui sont sortis), la plupart du temps avortées car illégales ou fonctionnant mal. Mais la réaction du public est inverse pour la télé (cf les débats lors de la privatisation de TF1 sur les films coupés … et aussi la valeur sentimentale de mesures telles que l’absence de pub sur les chaines publiques). A la télé, les gens veulent moins de pub mais sur Google ils en veulent plus !

4) Fleur Pellerin se déclare plutôt en faveur de Google (politique opt-out), ce qui est idéologiquement contradictoire avec le fait d’être à gauche, au sens où ce qui définit la gauche, c’est - ce devrait être - la lutte contre l’aliénation. Mais aussi contradictoire avec sa position sur la presse. Car si on admet que Google “prend” trop de valeur au détriment des journaux, pourquoi ne pas être ouvert a priori à toutes les tentatives de déplacement de cette valeur ? Free vient au fond de mettre en place un mécanisme qui force Google - et potentiellement toutes les régies de pub - à discuter ! [Vous pouvez être certains que la vision "presse" n'est pas absente dans la stratégie de Free, Xavier Niel est aussi patron du Monde].

Derbière contradiction pour finir, Pellerin privilégie aussi Google, qui ne crée pas d’emploi en France, sur Free, qui en crée (au moins potentiellement). Bonjour le redressement productif.

5) Nicolas Colin, co-auteur du meilleur livre sur l’économie numérique de l’année dernière se retrouve à la tête d’une mission dont le but est de définir un nouvel impôt sur la multitude, c’est à dire sur les données. L’idée de base est que Google utilise la richesse des français pour son business et donc les données que possèdent Google, utilisées pour servir statistiquement le bandeau publicitaire le plus pertinent possible, peuvent, à ce titre, être taxées. Cela permettrait aussi de taxer Google dès aujourd’hui sans avoir à unifier les politiques de TVA européennes (doit-on taxer là où est le serveur de Google ? là où est l’internaute ?) , ce qui peut prendre 10 ans. Mais il y a pour moi un vice de fond: que se passe-t-il si une entreprise possède les données (taxables) sans pouvoir en tirer de revenu (car c’est le “tuyau” qui en profite le plus). Le modèle “Colin” taxe donc potentiellement des entreprises sans revenu. Il serait intéressant de l’entendre à ce sujet.

6) Google est réellement, fondamentalement menacé par ce genre de modèle. Il a systématiquement lutté contre toutes les tentatives de “dérive” de revenu publicitaire, même très mineures et même quand une vision à court terme aurait pu être à son avantage économique immédiat (fraude au clic, voir le cas de la fraude au clic et des moteurs de recherche solidaires ). Free a coupé aussi l’info qui permet à Google d’avoir un retour sur les clics, donc toute possibilité de chiffrage et de facturation de leur pub ! La France doit vraiment commencer à les emmerder. On est vraiment une grande puissance.

7) Quand j’étais petit, deux choses ne rentraient pas à l’école: les croix et la pub. L’église a fait tomber l’interdiction des croix depuis longtemps et Google a fait tomber l’autre barrière puisque les écoles paient des ordinateurs pour que les élèves y reçoivent de la pub. Ce que Free tente de faire pour des raisons économiques, l’état français aurait dû l’imposer à Google depuis longtemps pour des raisons politiques.

 

8 )   La réponse de Google est à mon avis déjà prête. C’est trop important pour eux pour ne pas réagir. Au-delà de la réponse médiatique (ça semble déjà parti) et / ou légale, je parierais qu’ils ont des possibilités déjà prêtes pour faire varier le code servant les pubs, de façon à contourner un filtrage. On peut envisager des algorithmes générant des millions de façons différentes de présenter les pubs, ceci variant à chaque seconde. A la fin, c’est le plus avancé techniquement, c’est à dire à mon avis Google, qui gagne. Et comme d’habitude sur le Net, “code will be law“.

[Cet article, écrit à la va-vite, sera revu et corrigé. En attendant, régalez-vous.]

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Qu’y a-t-il de plus stupide qu’un pigeon ? 3 octobre 2012

Par Thierry Klein dans : Economie, Non classé.
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On voit fleurir un peu partout des tribunes écrites par des “pigeons” autoproclamés.

Les pigeons sont des entrepreneurs qui pleurnichent devant le nouveau projet de loi de finances pour 2013 en tapotant de façon hystérique sur la touche “vierge éplorée” de leur clavier.

Ils sont “incompris et vilipendés”, “marqués au fer rouge” alors qu’ils n’ont pas “l’argent comme moteur” et qu’ils travaillent “quand même 6 jours sur 7″ (Patrick Robin, Huffington Post). La France est évidemment un pays “anti-entrepreneurs” (Marc Simoncini, Les Echos). Certains ont l’esprit tellement ouvert et généreux qu’ils ont même voté à gauche, c’est dire ! (Pierre Chappaz, Au revoir les startups).

C’est donc uniquement pour faire œuvre de bien public qu’ils mettent à profit leur expertise économique (immense, forcément immense) pour avertir “le gouvernement de profs et de fonctionnaires ignorants qui sont au pouvoir” des multiples dangers présents dans la nouvelle loi fiscale. “Une loi de finances anti-startups“, proposée après un “débat superficiel voire démagogique”. Une loi qui va les conduire, eux qui sont pourtant si altruistes “à passer aux 35h pour toucher le chômage” (Marc Simoncini) ou - bien sûr - les contraindre à s’expatrier prochainement ce qu’ils auraient évidemment du faire depuis longtemps déjà si leur générosité légendaire ne les avait pas retenus contre toute logique tant il est vrai qu’en France, “rester, c’est déjà être un peu de gauche, non ?” (Patrick Robin, futur pigeon voyageur).

J’en passe et des meilleures, tellement le style, les termes, les expressions employés sont risibles et grandiloquents. Patrick Robin (”Moi, entrepreneur”) manie pour le pire, si c’est encore possible, le style anaphorique que notre nouveau Président a déjà bien lourdement remis à l’ordre du jour. Marc Simoncini nous parle d’enfer fiscal (comme quoi, l’enfer, c’est toujours les autres). Jean-David Chamboredon qui souhaite se la jouer plus “expert”, parle de “taux marginal confiscatoire, d’expropriation larvée” !

C’est donc par manque d’imagination, plus que par retenue, que le terme “racisme anti-entrepreneurs” n’a pas encore été employé. Mais cela ne saurait tarder.

Le point commun entre tous ces entrepreneurs, à part la lourdeur de leur style ? Ils sont tous (relativement) jeunes, riches et ont fait fortune rapidement dans la nouvelle économie en revendant leurs entreprises. Tout ceci n’est pas une tare mais la “création de valeur” qu’ils mettent en avant pour montrer leur expertise est toute spéculative et virtuelle. Fragile et légère comme une bulle, elle n’a eu, jusqu’à présent, aucun impact sur l’activité économique réelle.

Comme l’écrit Henri Verdier, “Il y a des gens qui souffrent plus que nous, dans ce pays comme ailleurs et je crois qu’il fait meilleur être entrepreneur en France que salarié d’Arcelor”.

La posture adoptée (dite “du pigeon”) n’est pas sérieuse. S’ils étaient réellement généreux, soucieux du bien public, tous ces entrepreneurs seraient relativement indifférents au fait d’être plus ou moins taxés.

Aucun d’entre eux n’est habilité à parler d’intérêt général, ils sont tous à la fois juge et partie. Leur avis sur la question est à peu près aussi intéressant que celui des buralistes sur le prix du tabac, des restaurateurs sur la TVA ou de Servier sur le Mediator. Ils ne peuvent être écoutés, quoi qu’ils en disent, comme des observateurs impartiaux.

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Au programme demain 20 juin 2012

Par Thierry Klein dans : Pour rire ....
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Le chien qui m’a aimé 11 janvier 2012

Par Thierry Klein dans : Animaux, Humeur.
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Un bon regardCe n’était ni le plus fort, ni le plus vif, ni le plus gai des chiots de la portée. En fait, quand j’ai visité l’élevage, Osh se tenait un peu à l’écart de la meute, comme s’il ne se sentait pas tout à fait digne d’être choisi. Quand je suis arrivé vers lui, il s’est levé doucement, m’a regardé d’un air étonné et s’est appuyé sur ma jambe gauche si fort que j’ai senti qu’il tomberait immédiatement si j’avais le malheur de me dégager trop vite. « Si tu t’en vas, je tombe aussi ». La perte d’équilibre pour garder l’équilibre. Osh aura gardé cette habitude toute sa vie, jusqu’à son tout dernier quart d’heure, hier soir. Le vide que je ressens à l’idée que ce geste n’aura plus lieu ne sera jamais comblé.

Il est devenu un braque de Weimar magnifique, d’une noblesse et d’une douceur infinies. Sous son regard, ma vie, qui était partie en lambeaux avant que je ne l’ai rencontré, s’est progressivement réparée. Sans que je m’en rende compte, il m’observait avec une attention et une discrétion extrêmes. Regard interrogateur, intense, presque translucide, mais très doux et bienveillant – inconditionnellement bienveillant.

Un jour où je rangeais tristement des pièces en bois dans une boîte, le chien a commencé à les saisir dans sa gueule et à m’assister dans ma tâche.

Quand ma fille est née et que nous sommes rentrés de la maternité, il a délaissé son coussin habituel et a passé la nuit devant sa porte. Le lendemain matin, il a ramené dans sa gueule un châton de 2 mois, Moka, abandonné dans le jardin et que nous avons élevé. Je n’aurais pas confié ma fille à n’importe quelle nounou, mais j’ai toujours eu une confiance absolue dans le chien. Ma fille, et plus tard, mon fils, ont passé des heures avec lui, à jouer ou dormir entre ses pattes – il les aimait, les protégeait. Le concept même de jalousie vis-à-vis des personnes que j’aime lui a été étranger toute sa vie.

C’était la meilleure partie de moi, ma partie la plus dissimulée, la plus instinctive. Cet air éternellement surpris et naïf, cette joie innée face aux événements les plus simples de la vie (sortir, jouer, courir ou regarder la télé ensemble), c’est la meilleure partie de moi enfouie que la vie, l’éducation, la fréquentation de la communauté des hommes m’ont appris à dissimuler.

C’était un excellent gardien et il était suffisamment imposant - et sonore - pour que personne ne cherche à embêter quiconque se tenait près de lui mais jamais je n’ai vu ce chien montrer les dents à un être humain. Moi-même attaqué, aurait-il su mordre pour me défendre ? Je pense sincèrement que non. La loi sacrée des hommes – ne jamais faire de mal à aucun autre être humain – était ancrée plus solidement en lui que chez la plupart des hommes mêmes. Une sorte de Lord Jim inversé : pas de tralala mais toujours le comportement le plus digne – il ne savait tout bonnement pas quelles étaient les autres options. « He was one of us - c’était l’un des nôtres ».

Les évènements tristes et heureux, il les a partagés avec moi. Il m’aidait, un peu par son inconscience, mais surtout par sa dignité et son mépris pour les sentiments vulgaires des hommes, à les relativiser, ce qui est une condition essentielle pour survivre.

Hier soir, il est parti en deux heures sans un cri et sans peur. En m’aimant. Une part de moi aussi est partie pour toujours.


Avec ma fille…

Avec ma Fille

Avec ma fille

 

Avec Moka, le châton qu’il nous a ramené à la naissance d’Anna
Osh et Moka

 

Mer et montagne: nos sorties préférées.

Equilibre et déséquilibre

Arrêt en montagne

Osh à la plage

Extérieur neige

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En octobre, Thierry arrive à joindre les deux blogs 23 octobre 2010

Par Thierry Klein dans : Non classé.
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Ce blog a été transféré vers celui de ma société, Speechi, dont voici le blog


Pourquoi ?

Depuis 2005, je maintiens deux blogs, au grand enthousiasme des lecteurs les plus exigeants. (Si l’un de ces blogs vous ennuie, vous ne faîtes donc pas partie des lecteurs exigeants).

L’idée au départ était d’avoir un blog personnel et un blog professionnel pour éviter le mélange des genres.

Dans mon blog personnel, je m’autorise tout (“et souvent même, n’importe quoi !”).

C’est dans mon blog personnel que j’ai parlé pour la première fois, il y a 4 ans, du Capital Altruiste, à une époque où je ne savais pas encore si c’était applicable à Speechi.

Alors que le blog de Speechi contient tout ce qui est de nature à intéresser nos clients, nos partenaires. Tout ce qui a un rapport avec la pédagogie, la formation, PowerPoint, l’interactivité et l’innovation. (“et aussi pas mal de n’importe quoi, Thierry !”).

Aujourd’hui, je crains moins le mélange des genres qu’avant, parce que la mission de Speechi n’est plus seulement économique. Depuis que nous avons adopté le Capital Altruiste, la mission de Speechi est en accord total avec mes objectifs personnels.

Mes objectifs personnels sont devenus, littéralement, actionnaires de Speechi, à hauteur de 10%.

Il ne s’agit plus simplement de développer une entreprise innovante, mais de créer un nouveau modèle d’intervention que d’autres entreprises vont pouvoir suivre.

L’objectif est que dans 10 ans, il y ait autant d’entreprises “altruistes” que de projets “Open Source”. Et avec beaucoup plus d’impact sur le monde. (”Dis Thierry, tu n’as rien trouvé de plus grandiloquent ?”)

Bref, je regroupe mes deux blogs en un seul. Cela veut dire que vous trouverez de plus en plus dans Speechi Story des considérations qui n’ont rien à voir avec Speechi (sur le cinéma, la politique, la littérature, les modèles économiques, le foot, etc…). (“Eh bien, on a pas fini de se faire ch…”)

Ces articles seront dans la catégorie “perso” (pour ceux que ça intéresse ou qui veulent les éviter). Je précise qu’ils n’engagent que moi et ne traduisent pas la position officielle de Speechi, ni des collaborateurs de Speechi. Et que si je suis parfois à titre personnel excessif, peu sérieux, voire superficiel (quelle lucidité !), Speechi n’est rien de tout ça. (”Arrête d’ouvrir le parapluie, Thierry, de toutes les façons, tu sais bien que tout ce que tu fais t’engage, et engage Speechi !”)

Les commentaires en italiques sont ceux de Raoul, un des lecteurs les plus exigeants de ce blog, que je me vois néanmoins contraint de censurer. (”Ca commence ! J’en étais sûr !)

Quand à ce dernier billet, disons qu’il est mi-personnel, mi professionnel.

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Comme l’homme traite les animaux, il traitera les humains 13 septembre 2010

Par Thierry Klein dans : Animaux, Non classé.
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Le 8 septembre dernier, le parlement européen a approuvé la directive 86/609 qui règlemente l’utilisation des animaux à des fins scientifiques - autrement dit, la vivisection.

Il est aujourd’hui permis à un laboratoire:

1. La position du Parlement

Il apparaît à la lecture des débats du Parlement Européen que les réactions des associations de défense des animaux (pétitions, etc…) ont été jugées “extrémistes“, “dictées par l’émotivité“, “démagogiques“: “Il y a une différence entre la dignité des animaux et celles des êtres humains… non aux contrôles excessifs qui contrarient la recherche“.

Si je résume la pensée on ne peut plus profonde des députés, ceux qui s’opposent au texte des lois s’opposent à la Science et se rendent coupables, comme des enfants, de sensiblerie.

On sent bien que face à de tels arriérés, les députés européens sont fiers d’avoir su prendre en compte l’intérêt supérieur de l’être humain…

2. Les limites a minima qui devraient être fixées à la vivisection

Il n’y a en réalité aucune justification éthique à la vivisection, ce qui veut dire qu’au minimum, seules les recherches au nom de l’intérêt supérieur de l’être humain devraient être tolérées.

Si on a l’espoir de découvrir un médicament nouveau qui va sauver des vies, on peut concevoir que des animaux soient sacrifiés (le moins possible, le plus humainement possible). Mais il est inadmissible, choquant - et profondément destructeur pour l’être humain, comme je le montrerai plus bas - que des animaux soient sacrifiés pour des besoins purement économiques (nouveau rouge à lèvre, nouvelle crème de beauté, etc…).

Or ne vous y trompez pas, 90% des animaux sacrifiés au moins le sont pour développer des produits de confort. Ils sont sacrifiés sur l’autel de la consommation toute puissante, pas sur celui de la science.

Il est presque comique de constater que l’Europe, une organisation paperassière qui s’est essentiellement signalée jusqu’à présent pour sa capacité à légiférer sur le diamètre maximal du concombre et à faire remplir des dossiers à ses administrés sur tous les sujets possibles et imaginables, accorde aux laboratoire une procédure simplifiée pour autoriser la vivisection au prétexte que “il ne faut pas nuire aux intérêts de l’industrie“.

Je préfèrerais, pour ma part, qu’on impose aux laboratoires de justifier systématiquement et publiquement de l’intérêt scientifique exceptionnel de leur recherche (et non pas d’un intérêt industriel) ainsi que des mesures prises pour tuer un minimum d’animaux de la façon la plus indolore possible.

Tout société ne respectant pas ces principes, que ce soit en Europe ou en dehors de l’Europe, devrait voir ses produits interdits sur le territoire européen.

3. Science et sensiblerie

Les députés se présentent comme des humanistes, agissant au nom de l’intérêt supérieur de l’homme et de la science. C’est exactement le contraire. 90% des recherches menées le sont dans un vulgaire but de profit et de consommation. Pour les 10% qui restent, on gagnerait évidemment à utiliser, autant que faire se peut, c’est à dire dans plus de la moitié des cas, des méthodes substitutives.

Car la souffrance de l’animal est consubstantielle de celle de l’être humain.

Votre intuition qui vous dit que cette souffrance est analogue à la votre, que cette souffrance est une horreur a une réalité scientifique bien supérieure à la position soi-disant “humaniste” des parlementaires européens.

Même les grands expérimentateurs animaliers, à commencer par Pavlov dont la plupart des scientifiques actuels croient s’inspirer parce qu’ils ne l’ont pas lu, ont cherché à économiser la vie de leurs animaux. Pavlov était malade des souffrances infligées à ses chiens et son principal ouvrage sur le réflexe conditionné leur est dédié.

4. Défendre les animaux : un acquis culturel

Les phrases ci-dessous sont de Romain Gary:

“En vérité, voir dans les animaux autre chose que du matériel de laboratoire est un acquis culturel, tout comme la beauté, et un tel concept est indissociable des sentiments.

Trop longtemps, on les a dénigrés pour n’y voir que du sentimentalisme tout en exaltant le matérialisme au point que le monde a vu holocauste sur holocauste. Essayons les sentiments et les émotions, pour changer.”

5 . Comme l’homme traite les animaux, il traitera les humains

Les phrases ci-dessous sont de Jane Goodall.

Prenez les premières chaînes de montage des usines Ford, elles ont été copiées sur le modèle des abattoirs. Ce n’est pas par hasard.” parcelliser les opérations d’écorchage concentrait les employés sur une activité mécanique – qui leur évitait toute réflexion. On n’abattait plus des bêtes, on abattait un travail. Sans état d’âme. En appliquant ces méthodes aux humains, Henri Ford a inauguré les “temps modernes” décrits par Chaplin. L’ère industrielle qui a déshumanisé le travail – et le travailleur.

Dès que nous ne considérons plus les humains comme tels, nous les traitons, dit-on, comme des animaux . Or, traiter sans aucune compassion les animaux, les considérer comme des objets industriels et plus comme des espèces souffrantes, est déjà une cruauté indéfendable.

Outre qu’elle y perd toute notion de respect de soi et de dignité, l’espèce humaine est en train de mourir de cette capacité à mettre toute émotion de côté pour agir de façon dite “rationnelle” ou “matérialiste”. Les génocides du XXème siècle, le réchauffement climatique, le massacre des phoques n’ont pas d’autre cause.

Le Roi Salomon suppliait l’Eternel de lui donner “un coeur intelligent”. La lutte de l’Homme contre le Matérialisme (où l’Homme joue sa survie en tant qu’espèce), c’est la lutte du coeur intelligent contre la raison sans coeur - qui n’a que l’apparence de la Raison.

Essayons les sentiments, pour changer.

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La Marseillaise, l’équipe de France, la liberté 1 juillet 2010

Par Thierry Klein dans : Politique, Sport.
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J’adore quand ils la chantent, mais je me battrai pour qu’ils puissent ne pas la chanter.

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Et le dindon de la farce est… le football professionnel ! 24 juin 2010

Par Thierry Klein dans : Sport.
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Tout le monde (1) a l’impression que le pouvoir, à la FFF, vient de passer du foot amateur au foot professionnel.

La réalité, c’est que la FFF est en train de passer sous le contrôle du pouvoir politique (elle sera suivie, à court terme, par l’ensemble des fédérations sportives).

Comme il est incapable de prendre le pouvoir seul, le foot professionnel s’est appuyé sur le pouvoir politique et ne se rend pas compte que les politiques ont bien l’intention d’y rester, comme on dit (un peu comme les royaumes qui appelaient Rome à la rescousse se rendaient compte, un peu tard, qu’il aurait sans doute été plus avantageux de régler leurs problèmes eux-mêmes).

Jusqu’aux années 90, seules les dictatures (d’Hitler à l’URSS) et les pouvoirs politiques des pays du tiers-monde (il y a évidemment un fort recouvrement entre les deux) étaient réellement impliquées dans la direction des affaires sportives, le sport étant un élément important de leur propagande : la seule réussite affichable de pays dont le système politique est une faillite.

Les hommes politiques des démocraties occidentales cherchaient évidemment à faire un peu de récupération (Chirac, 98) ou de stimulation (De Gaulle, 68), mais les fédérations restaient relativement indépendantes du pouvoir politique.

Les politiques, les citoyens, avaient conscience qu’en démocratie, l’utilisation politique du sport est a priori populiste (au sens du « circenses » latin, du Real Madrid historique ou du Tapie marseillais).

Ce verrou est en train de sauter (comme a sauté le verrou du pari sportif), tout naturellement, en France et il ne faut pas y voir que du machiavélisme politique ou des manœuvres de Sarkozy.

Les raisons qui font que la politique rentre dans le sport dépassent en effet largement le pouvoir politique lui-même et reflètent plutôt, comme dirait Marx, l’évolution des rapports de production.

Avec la télévision, le public des stades est passé de quelques milliers à plusieurs milliards de spectateurs, qui rétribuent les acteurs de façon indirecte, sous forme de publicité. (Une étape clé dans ce processus a été l’arrêt Bosman, qui, sous le couvert d’un principe pseudo-philosophique de “libre circulation des travailleurs” conduit au développement inéluctable d’un football business mondialisé).

Simultanément, les citoyens (conscients des dangers civiques du pari sportif, du danger démocratique de l’utilisation populiste du sport) se sont transformés en consommateurs (sous l’influence de la publicité, qui dont le sport est devenu l’un des outils majeurs).

Sans l’utilisation de l’image du sport, aucune entreprise ne peut sans doute devenir réellement mondiale. (Quel moyen international de communication une société comme Coca-Cola peut-elle utiliser, à part la Coupe du Monde ou les JO ?).

Les intérêts économiques sont devenus majeurs. Le Politique doit suivre – et diriger - l’Economique.

Ajout 27/06/2010: La Fédération Internationale, qui a vécu ça 1000 fois avec les dictatures, voit bien ce qui est en jeu et a réagi. Mais son but est avant tout de maintenir en l’état sa relation avec les nations, pas de sauver la gouvernance du foot français.

(1) A commencer par le monde du foot professionnel lui-même. Ecoutez simplement Larqué ou Courbis sur RMC, pour vous en rendre compte.

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Prolongez Domenech, mais stoppez Mahut. 23 juin 2010

Par Thierry Klein dans : Humeur, Pour rire ....
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Je veux bien qu’on garde Ribery, Gallas, Evra et même, tiens, qu’on prolonge Domenech pour 5 ans de plus, mais par pitié, par pitié !, faites en sorte que Nicolas Mahut arrête de jouer au tennis.

C’est insupportable ! Il vient de jouer un des matches les plus longs en qualifs de Wimbledon (26-24 au 5ème set) et là il en est à 54-54 59-58 contre Isner, 5ème set en cours, tous records du monde battus (durée du match, nombre de jeux, nombre d’aces - ce record a été pulvérisé par les 2 joueurs - et ennui total cumulé compte non tenu des variations saisonnières) après 2 jours d’une confrontation que je n’ose qualifier du terme combat tellement ça devient ridicule !

Savez-vous qu’un match de tennis, ça peut ne jamais finir ? Heureusement, tout ça se passe sur le court 18, le plus petit, le plus isolé de Wimbledon, là ou presque personne ne va jamais (ça pourrait devenir dangereux si ça s’éternise encore, on va finir par ramasser des squelettes).

Mahut est le chaînon manquant entre le 13h de Pernaud et “Très Chasse, très pêche”. Ca devient trop facile, pour TF1, de concevoir sa grille télé.

Quand ce match a commencé, la France pouvait encore gagner la Coupe du Monde. Quand il se terminera, Escalettes aura sans doute été mis sur la touche. Il faut que ça cesse. Ces français ne respectent vraiment plus rien !


(Sur le tableau d’affichage du site de Wimbledon, ils demandent de rajouter +50 au score du match car il est devenu impossible de l’afficher !)

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