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La Vérité selon Le Monde 3 février 2017

Par Thierry Klein dans : Blogs et journalisme, Humeur, Non classé.
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Decodex est l’outil récemment créé par Le Monde pour, je cite, “permettre au plus grand nombre de vérifier les informations qui circulent en ligne”.

Ce n’est pas de la pré-truth, pas de la post-truth, c’est de la Vérité Vraie, estampillée “Le Monde”.
En russe, on appelle ça la Pravda.

Et donc, Decodex ne traduit que les biais du journal lui-même. Al Jazeera, c’est évidemment tout ce qu’il y a de plus fiable, pas du tout influencé par l’islamisme. Alors que Russia Today, c’est évidemment très très méchant !

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De Carlos Ghosn à Donald Trump 24 janvier 2017

Par Thierry Klein dans : Economie, Humeur, Politique.
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Sur le plan éthique, il n’y a aucun fondement valable pour que Carlos Ghosn gagne plus que ma femme de ménage. Les deux ont un travail difficile, prenant, contraignant, même si les contraintes sont différentes.

Alors, au nom de l’efficacité, on peut admettre certaines différences.

Sans doute les “qualités” de Carlos Ghosn sont-elles un peu plus rares (quoique… je ferai une très mauvaise femme de ménage, j’en suis certain, alors que je pourrais peut être très bien diriger Renault).

Sans doute, Carlos Ghosn a-t-il besoin d’argent devant lui pour ne pas être “acheté” par la concurrence (quoique… quand on regarde, les tops managers passent comme une fleur d’une entreprise à une autre, comme les hauts fonctionnaires passent de l’état à l’entreprise. Et Carlos Ghosn me semble en situation de conflit d’intérêts permanent du fait des différentes entreprises qu’il dirige et des différents états qui le soutiennent).

Etc… Toutes ces raisons tiennent de l’efficacité, pas de l’éthique. On peut les tolérer pour justifier une certaine différence de revenus entre les gens, au nom d’une certaine efficacité économique. Par exemple des écarts de 1 à 10 ? De 1 à 100 ?

Mais ressaisissez-vous ! ressaisissez-vous tous ! Quand on commence à gagner 1000 fois ou plus (cas de Carlos Ghosn) le salaire de l’ouvrier de base, on porte atteinte à l’essence même de la démocratie. Avec ces écarts là, plus d’égalité qui tienne. Vous êtes, ni plus ni moins, dans les mêmes conditions qu’avant la révolution française, quand quelques nobles détenaient 99% des terres - les terres en 89, l’équivalent aujourd’hui du capital.

A ce niveau là, il ne peut y avoir que vol, spoliation, passe-droits et surtout ce comportement est nuisible pour l’intérêt général. Il gagne le salaire de 1000 ou 10000 de ses ouvriers, c’est forcément un frein pour leur rémunération et le développement de l’entreprise. Je vous rappelle l’origine de la crise de 2008: leurs salaires baissant, les salariés américains ne pouvaient plus subvenir à leurs besoins et ont massivement emprunté, en particulier pour se loger. Pendant 30 ans, ils ont vécu de la plus-value immobilière au lieu de vivre de leur salaire. La bulle qui en a résulté a créé la crise financière.

Depuis une quarantaine d’années, le capital se concentre entre un nombre de plus en plus réduit de mains. Nous créons une aristocratie de même type que sous les rois. Les effets de tout ceci sont évidemment nuisibles.

Quels ont été les gains de productivité depuis 100 ans ? 1000 % 10 000 % ? Pourtant, 99% des êtres humains restent obligés de travailler beaucoup, jusqu’à un âge de plus en plus avancé. La sécurité sociale va disparaître. Ces gains de productivité non redistribués, c’est le salaire des Carlos Ghosn. [Et il en adviendra de même des gains de productivité liés aux robots]

La principale force de patrons comme Carlos Ghosn: disposant de moyens illimités, ils parviennent à convaincre leurs actionnaires, qui sont pourtant intelligents, qu’ils sont indispensables. Ils parviennent à vous convaincre, et vous êtes pourtant intelligents, qu’ils agissent “pour le meilleur” (je reprends l’expression de Voltaire face à Leibniz, le débat est au fond le même).

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L’étrange école 23 janvier 2017

Par Thierry Klein dans : Humeur, Politique.
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Les points communs entre l’Education Nationale et l’armée française des années 30:

En conséquence :

Si on veut donner un tour polémique à tout ça (mais loin de moi cette idée !), on pourrait considérer que, comme l’armée a fait, via Maginot et via son idéologie, le jeu de l’ennemi, l’Education Nationale fait sans doute aujourd’hui celui de l’islamisme.

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Alain Juppé n’est pas Pierre Mendès France 6 novembre 2016

Par Thierry Klein dans : Politique.
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“Celui qui est devant vous, et dont le sentiment sur le problème de l’Indochine n’a pas varié, fait appel, pour le soutenir, à une majorité constituée par des hommes qui n’ont jamais directement ou indirectement épousé la cause de ceux qui nous combattent, d’hommes qui, en conséquence, peuvent revendiquer la confiance de nos soldats et négocier en toute indépendance avec l’adversaire.”

Pierre Mendès-France, discours d’investiture, 1954

En 1954, quand Pierre Mendès France fut investi Président du Conseil pour mettre fin à la guerre d’Indochine, il refusa de comptabiliser les voix communistes. Tout soutien est une dépendance politique. Il considéra que, les communistes étant depuis des années devenus des alliés objectifs de l’ennemi, accepter leur soutien aurait été une forme de trahison de la nation qui lui lierait les mains dans la négociation qui allait s’ouvrir.

Le problème qui se pose aujourd’hui dans les élections primaires de la Droite est rigoureusement identique et les sarkozystes ont tout à fait raison de le signaler (à ceci près, qu’évidemment, la leçon de gouvernement classique donnée par PMF est remplacée par une sorte de tragi-comédie ridicule : passer de PMF à Sarkozy, c’est comme passer de Corneille à Marivaux).

François Bayrou a depuis longtemps trahi les intérêts de la Droite et a appelé à voter Hollande contre Sarkozy en 2012. Il appelle aujourd’hui à soutenir Juppé mais précise que si Juppé n’est pas choisi, il ne respectera pas le résultat de l’élection et jouera alors son propre jeu contre celui de la Droite.

Le risque qu’encourt Juppé est double. Outre le problème moral évident, le soutien qu’il accepte de Bayrou est une mise sous dépendance, qui le privera de moyens futurs d’agir.

La position de PMF peut sembler au départ irrationnelle, puisqu’elle peut conduire à échouer dans la conquête du pouvoir. En réalité, c’est la seule position rationnelle possible, celle qui permet de faire quelque chose quand on est au pouvoir. L’échec du quinquennat actuel de François Hollande est inscrit dans la multiplicité des soutiens ambigus et irréconciliables (Verts, Front de Gauche, Frondeurs, Gauche libérale, Modem, etc…) qui ont empêché le Président de gouverner dès le premier jour.

Si Juppé ne veut pas tomber dans ce double piège, il devrait refuser publiquement le soutien de Bayrou, demander aux électeurs du Modem de ne pas se déplacer. Ceci jusqu’à ce que Bayrou s’engage lui-même publiquement à soutenir le vainqueur de l’élection primaire, quel qu’en soit le résultat.

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Je n’écris pas ton nom 20 septembre 2016

Par Thierry Klein dans : Politique.
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Les gaulois ne sont pas nos ancêtres.
La terre n’est pas non plus bleue comme une orange.
Léopoldine n’attendait pas vraiment Victor.
Et si ça se trouve, Adam n’est même pas rouge.

Plus rien, évidemment, à écrire sur les cahiers d’écolier, les images dorées, sur les armes des guerriers, sur la couronne des rois.

Les métaphores seront interdites, seules les anaphores seront permises.
François Hollande est en campagne et Najat Vallaud-Belkacem est son prophète porte-parole.

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La diffamation est un cri qui vient de l’Intérieur 27 juillet 2016

Par Thierry Klein dans : Politique.
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Dire qu’attaquer la compétence de Cazeneuve, en tant que Ministre de l’Intérieur, c’est attaquer l’institution elle-même (pêle-même, “le travail des policiers, des magistrats, leur honneur, etc..”), c’est toujours, finalement, nous refaire le coup de l’Affaire Dreyfus où le comportement des personnes ne pouvait être mis en cause sans que l’honneur de l’Armée ne fût touché. La France a tranché, heureusement, depuis longtemps sur ce sujet. Attaquer la compétence d’une personne, aussi haut placée soit-elle, ne remet évidemment pas en cause le travail, ni l’honneur, de l’institution elle-même. L’honneur de l’institution est en revanche atteint quand elle essaie, au détriment de la vérité, de masquer les erreurs d’une personne.

Attaquer la compétence du Ministre n’est pas non plus une “vilénie”. C’est un acte presque banal en démocratie. Les termes employés en défense par Bernard Cazeneuve me semblent tout à fait excessifs et parfois presqu’hors propos, quelles que soient les motivations de ses adversaires politiques.

Il y a évidemment plusieurs points sur lesquels Cazeneuve doit se justifier. D’abord, la difficulté à nommer le type d’attentat auquel il avait affaire. Alors que Valls parlait de terroriste islamique dès le lendemain de l’attentat de Nice, Cazeneuve n’osait se prononcer. Puis, devant l’évidence, il a parlé de terroriste radicalisé “très rapidement”, presqu’instantanément - on sait qu’il n’en était rien et que le projet terroriste remontait à plusieurs mois. Déni initial, puis déformation de la réalité. Sans même parler des défaillances éventuelles du dispositif, le Ministre devrait pouvoir se justifier, au moins lors d’interviews, sur ce point.

Cazeneuve se répand sur les plateaux en affirmant sa peine, sa motivation, assurant qu’il met toute son énergie en oeuvre pour obtenir des résultats, etc. Mais c’est bien le moins ! On ne doute nullement de sa motivation, on doute de sa compétence. Il y a eu 80 morts, jouer à l’homme blessé dans sa respectabilité a un côté indécent et quand on est Ministre de l’Intérieur, crotte !, on assume les attaques et on y répond “au fond”. Les états d’âme pleurnichards de Cazeneuve n’ont aucun intérêt public.

Depuis 30 ans, y a-t-il eu une instruction sans fuite ? Les fuites de l’instruction sont monnaie courante en France et sans doute (je prends mes précautions) organisées parfois par l’instruction elle-même. Dans ce contexte, la saisie des bandes au nom du secret a un côté presque comique. Autant les confier directement à des journalistes !

Comique aussi (enfin presque, compte tenu du contexte) l’argument employé de la saisie au nom de la préservation émotionnelle des victimes. Les victimes en ont, malheureusement, vu bien d’autres et je ne vois pas bien en quoi la simple visualisation du dispositif policier le soir de l’attentat, au cas où elle fuiterait, serait si traumatisante.

L’enquête en diffamation est confiée au Procureur de Paris et tous les amis politiques du gouvernement louent son intégrité et son indépendance. Mais le Procureur, membre du Parquet, dépend hiérarchiquement du Ministre de l’Intérieur et donc ne peut qu’instruire, par construction, en sa faveur. Seul le juge statuera de façon indépendante. La plainte est déposée par Bernard Cazeneuve en son nom personnel et par le Ministère, mais je n’ai pas connaissance de la moindre déclaration de la policière sur le Ministre en tant que personne et donc en quoi s’estime-t-il diffamé ?

Ajout 21/09/2017: comme on pouvait s’y attendre, le juge a estimé qu’il n’y avait pas diffamation. Bernard Cazeneuve, sans doute un des ministres de l’Intérieur à s’être le plus abrité derrière l’état de droit pour justifier son impuissance, semble bien avoir tenté de passer en force sur ce sujet.

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Jean-Claude Juncker, vulgaire amoureux déçu. 25 juin 2016

Par Thierry Klein dans : Politique.
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Jean-Claude Juncker réagit comme le plus vulgaire des amoureux déçus, alors qu’il faut tendre la main.

Ce n’est pas un divorce à l’amiable mais après tout ce n’était pas non plus une grande relation amoureuse”

L’ignorance totale de la notion de grandeur empêche souvent les dirigeants de prendre les bonnes décisions politiques. On attend maintenant la réaction de Hollande.

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Ca va vraiment mal pour Yahou 4 mars 2016

Par Thierry Klein dans : Non classé.
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Yahoo Marseille Sochaux

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Copé, la victime émissaire et le misanthrope 3 mars 2016

Par Thierry Klein dans : Critiques, Politique, René Girard.
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Copé s’est abondamment présenté, sur tous les plateaux télé, comme une “victime innocente, un bouc émissaire” en précisant bien lourdement qu’il entendait ces termes au sens de René Girard. Pour Girard, les hommes, soumis au désir mimétique, ont tendance à expulser la violence à certains moments de leur histoire en désignant arbitrairement une victime émissaire, en la tuant, puis en la divinisant car, le meurtre de la victime ayant miraculeusement ramené le calme dans les rangs, des pouvoirs surnaturels lui sont ensuite attribués.

Dans les peuplades primitives, la victime émissaire était probablement dépecée et mangée, et le sort de Copé, exclu de l’UMP certes, mais toujours à même de pérorer sur un plateau, reste donc éminemment enviable.

Mais surtout Copé, qui n’a sans doute pas bien lu Girard, s’il l’a vraiment lu, oublie que la victime émissaire n’est, chez Girard, nullement innocente. Elle est désignée, certes, de façon arbitraire mais elle fait partie de la horde dévorante et aurait avec joie participé à la fête générale si une autre victime avait été choisie. La victime est littéralement partie prenante au massacre, parfois même comme Oedipe, convaincue de sa propre culpabilité. Elle n’a pas un statut supérieur aux autres, elle ne détient aucune vérité : elle a juste manqué de bol.

La seule victime innocente, pour Girard, c’est le Christ. Pour les autres, le simple fait de se croire, comme Jean-François Copé, différent des autres, séparé, innocent, incapable de faire le mal, de trahir est un très fort indice d’appartenance à la meute. C’est Pierre, qui a déclaré qu’il ne renierait jamais Jésus - et pour Girard, parce qu’il l’a déclaré, qui justement le renie avant que le coq ne chante trois fois.

Pour Girard, ce meurtre originel est fondateur de toute culture. Nous noterons simplement qu’il ne semble pas avoir augmenté la culture de Jean-François Copé.

Copé a aussi cité, pour preuve de sa grande sincérité, ces vers du misanthrope:

“Votre chaleur pour lui tombe en vous séparant,
Et vous me le traitez, à moi, d’indifférent.
Morbleu : Sorte de jurement en usage
même parmi les gens de bon ton.
Morbleu ! C’est une chose indigne, lâche, infâme,
De s’abaisser ainsi jusqu’à trahir son âme”

Mais Copé n’a visiblement pas bien lu Molière non plus, s’il l’a vraiment lu. Car ce que la pièce met en évidence, c’est que le misanthrope n’est qu’un accablant donneur de leçons, qui se leurre lui-même sur sa soi-disant sincérité. Célimène, le personnage de loin le plus brillant de la pièce, montre qu’il n’est qu’un snob qui se cache et que sa prétendue misanthropie n’est qu’une posture.

“Il penserait paraître un homme du commun,
Si l’on voyait qu’il fût de l’avis de quelqu’un.
L’honneur de contredire a pour lui tant de charmes,
Qu’il prend contre lui-même assez souvent les armes ;
Et ses vrais sentiments sont combattus par lui,
Aussitôt qu’il les voit dans la bouche d’autrui
.”

Son snobisme est de nature profondément mimétique, au sens Girardien du terme (VRAIMENT Girardien, cette fois-ci). Au lieu de copier le désir d’autrui, le misanthrope l’inverse, ce qui est exactement la même chose et il se cache à lui-même cette dépendance aux autres. Ce n’est pas un hasard si Girard a découvert sa théorie sur le désir mimétique dans quelques grandes œuvres de la littérature.

Le misanthrope, sous le coup du désespoir il est vrai, pousse même la bassesse d’âme jusqu’à tenter de corrompre Célimène et lui demande de lui mentir, ce qu’elle refuse:

“Efforcez-vous ici de paraître fidèle,
Et je m’efforcerai, moi, de vous croire telle.”

Bref, si on s’en tient aux déclarations de Jean-François Copé, il est difficile de savoir s’il a changé ou pas. Il est facile, cependant, de prouver qu’il n’a pas compris les oeuvres qu’il cite.

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René Girard, Kundera, Galilée et le Progrès : l’avenir imprévu d’une illusion 6 novembre 2015

Par Thierry Klein dans : René Girard.
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Il avait été finalement, bien tardivement, élu à l’Académie française. Mais il n’a jamais pu enseigner en France. Dès le départ, il faut donc signaler ceci: l’Université française a fait subir à René Girard ce que l’inquisition catholique n’a jamais imposé à Galilée - une censure quasi totale.

Un des grands découvreurs de l’Humanité, au même titre que Newton ou que Freud, a finalement enseigné à Stanford où j’ai eu la chance, au début des années 90, de suivre quelques uns de ses cours. Son oeuvre écrite est extrêmement claire et articulée autour de quelques découvertes fondamentales, telles que le désir mimétique ou les mécanismes victimaires à l’oeuvre dans la violence. C’est un des seuls grands penseurs modernes qu’on peut lire presque sans aucune référence et sans explication externe. Vous ne pouvez pas faire ça, par exemple, avec Freud qui invoque à tout moment “l’expérience thérapeutique”, ni avec Bourdieu, Derrida ou Lacan qui, sans formation préalable appropriée (et parfois même avec !), sont presqu’incompréhensibles.

“La Violence et le sacré” et “Des choses cachées depuis la fondation du monde” exposent l’essentiel de ses théories tout en effectuant une lecture critique et comparative de la psychanalyse, de l’anthropologie et des religions. Les autres œuvres philosophiques seront ensuite des variations sur les mêmes thèmes ou des illustrations de ces thèmes. Pour ceux qui s’intéressent à la littérature, René Girard est l’auteur d’un des meilleurs livres jamais écrits sur le roman “Mensonge romantique et Vérité Romanesque” et du meilleur livre que j’ai pu lire sur Shakespeare “Les feux de l’Envie”. “Mensonge romantique”, où il découvre à travers la littérature le désir mimétique et le lyrisme romantique (que Kundera appellera plus tard “le Kitsch”), est une analyse structurale comparative de quelques grands romans (de Don Quichotte à Flaubert) que vous ne lirez plus jamais de la même façon après Girard. “Les feux de l’Envie” est une recherche systématique brillantissime des “indices” de la théorie mimétique dans l’oeuvre de Shakespeare et de Joyce.

Le renversement de la preuve religieuse

René Girard, c’est surtout celui qui “renverse la charge de la preuve” en matière de religion dans notre monde moderne. Dans “L’avenir d’une illusion“, Freud montre le lien entre toutes les religions : elles sont des illusions. Le sorcier qui danse pour faire pleuvoir est dans l’illusion (même s’il pleut après sa danse, le lien entre la danse et la pluie qui s’ensuit ne peut être scientifiquement établi). Une “illusion” n’est pas une “erreur”. Vous ne pouvez pas, vous non plus, montrer que le sorcier n’a pas fait pleuvoir. Mais une fois que Freud vous a parlé du sorcier dans la religion primitive, et rapproche son comportement de celui du croyant ou du prêtre dans les religions bibliques, vous constatez que tous sont indubitablement dans l’illusion et évidemment la crédibilité du croyant moderne en prend un sacré coup. Freud montre aussi que les religions sont bâties sur des histoires de meurtre qui fonctionnent exactement comme dans les mythes. Pas de raison, donc, d’y croire ni plus ni moins qu’on croit aux mythes.

L’entreprise de Freud est une des formes les plus réussies, au final, de dénigrement de toutes les religions, non pas en montrant l’inexistence de Dieu - cette inexistence est du domaine de l’indémontrable - mais en rapprochant de façon extrêmement éclairante les mécanismes communs à toutes les religions, ce qui rabaisse finalement les religions du Livre au rang de pure sorcellerie (avec forte tendance névrotique en sus).

Durant toute la durée du XXème siècle, la révélation freudienne a constitué la théorie la plus convaincante en matière d’interprétation du mécanisme religieux. Les esprits les plus éclairés, les plus indépendants ont été naturellement non religieux, un peu comme au XVIIème, les mêmes esprits étaient coperniciens. Ces mêmes esprits éclairés ont été aussi progressistes (Kundera rappelle que les communistes tchèques rassemblaient au départ la meilleure partie de la population du pays, la plus dynamique, la plus éclairée, la plus avancée). Opposition à l’Eglise, volonté de progrès, avance intellectuelle face à des esprits conservateurs la plupart du temps peu éclairés - tout ceci a été - et est encore - lié non seulement depuis Freud, mais depuis Galilée. Qu’on soit croyant ou pas, l’analyse de Freud s’impose à tout être pensant.

Mais René Girard, qui est un penseur “chrétien”, découvre alors la différence structurale fondamentale entre les religions tirées de la Bible et toutes les autres religions, ainsi que tous les mythes. Cette différence, c’est que les mythes (ou les “fausses” religions) se réduisent à des traces de meurtres ou de massacres racontés par les meurtriers (les “forts”), alors que la Bible effectue une révolution copernicienne en prenant dès l’origine (le meurtre d’Abel) le point de vue des faibles et en les défendant. La Bible et tous les mythes parlent bien de la même chose - comme Freud l’a montré - mais pas de la même façon. Et c’est ce point de vue qui rend les religions du Livre unique et les différencie du mythe. Qu’on soit croyant ou pas, l’analyse de Girard est incontestable et aujourd’hui, si vous êtes un intellectuel, vous êtes forcé de reconnaître qu’il y a une spécificité biblique (cette spécificité est particulièrement inconfortable à vivre si vous n’êtes pas croyant).

Bien sûr, vous trouverez toujours des intellectuels qui n’adhèrent pas à cette analyse, mais vous pouvez les ranger dans la même catégorie que ceux qui rejetaient Freud a priori sans l’avoir bien lu: ce sont, comme le “Simplicio” de Galilée, de purs conservateurs qui disent aimer la connaissance mais ne recherchent au fond que la confirmation de de leurs idées préétablies. Beaucoup d’intellectuels français sont dans ce cas (Najat Vallaud-Belkacem ne les traitera jamais de “pseudo-intellectuels”, eux). On peut même parler de mouvance majoritaire - et c’est une des raisons pour laquelle la reconnaissance de René Girard a été si tardive et s’est d’abord effectuée à l’étranger.

D’une certaine façon, René Girard a lui-même amplifié le phénomène de rejet en revendiquant le caractère chrétien, voire hagiographique de son oeuvre, avec une certaine délectation de polémiste. Il y a d’ailleurs une évolution entre les premiers ouvrages, qui sont présentés comme des analyses objectives conduisant à une spécificité biblique mais où le côté apostolique de l’auteur est masqué et les ouvrages plus récents où l’aspect hagiographique est plus clairement revendiqué. En outre, l’analyse de Girard conduit à privilégier nettement la religion chrétienne parmi les religions bibliques car René Girard effectue une analyse très poussée et totalement originale de la Passion du Christ présenté comme un exemple particulièrement pur et “révélateur” de la position du Faible. Là encore, la force de l’analyse est indéniable et induit “mécaniquement ” le lecteur à une hiérarchisation des religions où la religion chrétienne serait une sorte d’aboutissement ultime de la religion juive. C’est une thèse classique de l’Eglise qui a conduit des milliers de juifs au bûcher où à la conversion forcée au moyen-âge. L’oeuvre de René Girard est donc naturellement revendiquée par les clans catholiques les plus conservateurs et bornés.

Si Galilée avait eu tort

Pour comprendre le monde d’aujourd’hui, on peut tenter d’imaginer ce qu’il serait devenu si Galilée avait eu tort. Il faut se souvenir que Galilée n’apportait nullement, à l’époque, la preuve de ses affirmations et que ses thèses étaient beaucoup plus contestées que ne l’est aujourd’hui, par exemple, la thèse du réchauffement climatique. Sur certains aspects, Galilée se “plantait” même royalement et ses “Dialogues sur les deux systèmes du monde” fourmillent de graves erreurs, sans parler de leur partialité qui lui a valu sa condamnation. Si Galilée, donc, avait eu scientifiquement tort, sa condamnation serait apparue comme justifiée et la science, ainsi que probablement les sciences humaines, se seraient durablement rangées du côté des religions. Les progressistes (je nomme ainsi tous ceux qui ont foi dans le Progrès, et je les oppose à ceux qui ont simplement espoir dans le Progrès ou qui sont réservés face au Progrès) seraient du côté des religions. Et tout ceci serait, somme toute, dans l’ordre naturel des choses, puisque le progressisme est une foi, c’est-à-dire de façon ultime une position religieuse.

Par opposition, aujourd’hui, les progressistes (ceux qui croient au sens de l’histoire) se situent avant tout à gauche et leur conviction est basée de façon ultime sur l’opposition à la religion, vécue comme un conservatisme (la religion est une illusion nocive, autrement dit, un opium). A droite, les libéraux croient aussi que le progrès est obtenu par le libre jeu du marché mais l’acteur ultime de cette pièce est “l’homo economicus”, une sorte d’extra-terrestre improbable dont tous les choix sont de nature économique, autrement dit, un être sans Dieu.

Les notions de Progrès et de croyance sont devenues beaucoup plus fructueuses pour comprendre l’échiquier politique que les notions de droite et de gauche.

Les progressistes, qui se voient comme des opposants éclairés à toute religion, refoulent encore le côté religieux qui vit caché au plus profond d’eux, et une grande confusion en résulte. L’extrême-gauche, la gauche et la droite dite libérale, qui constituent l’essentiel de qu’on appelle “le front républicain” sont avant tout un “front progressiste”. Dans la famille des “conservateurs” (j’appelle ainsi ceux qui ne croient pas au progrès et je rappelle que cette non-croyance a priori, comme la croyance, reste une position religieuse), je nomme la plupart des Verts, une bonne partie de la Droite bonapartiste et le Front National. J’appelle “rationnels” tous ceux qui n’ont qu’une confiance limitée dans le progrès ou qui veulent simplement “jouer pour voir”. Les “rationnels” représentent la majorité des français : problème, ils sont minoritaires à l’intérieur de chaque parti.

Kundera, dans le livre du rire et de l’oubli

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“Moi aussi, j’ai dansé dans la ronde. C’était en 1948, les communistes venaient de triompher… nous avions toujours quelque chose à célébrer, les injustices étaient réparées, les usines nationalisées, es milliers de gens allaient en prison, les soins médicaux étaient gratuits… Nous avions sur le visage quelque chose du bonheur… Puis un jour, j’ai dit quelque chose qu’il ne fallait pas dire, j’ai été exclu du parti et moi aussi, je suis sorti de la ronde.”

Si vous n’êtes pas “progressiste”, l’inquisition vous rattrapera a coup sûr et vous serez traité de “conservateur” - l’injure suprême. Aujourd’hui, tous les rationnels sont perçus comme conservateurs et beaucoup croient même qu’ils le sont, exactement comme (exemple emprunté à Girard), certaines sorcières du moyen-âge étaient convaincues de l’être et donc approuvaient leur propre condamnation. Mais si la croyance de la sorcière en sa culpabilité tient de la pensée magique, elle ne rend pas la sorcière elle-même magique, ni coupable. De même (autre exemple emprunté à Girard), le fait qu’Oedipe croie en sa culpabilité ne le rend pas coupable. Oedipe est, au sens propre, “convaincu de sa culpabilité” mais l’idée qu’il soit, par exemple, responsable de l’épidémie de peste tient du magique. Girard voit ceci. Freud non.

La crise politique actuelle: l’incompréhension du fait que que le progressisme est une religion.

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