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Rançon contre indemnité. 18 juillet 2007

Par Thierry Klein dans : Politique.
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Soit les infirmières bulgares sont coupables, soit il est inadmissible de verser quoi que ce soit à qui que ce soit pour leur libération. La Lybie avait dû verser des indemnités aux familles des victimes de l’attentat d’UTA et la rançon qu’on vient de lui octroyer apparaît du coup comme une compensation malsaine.

On croit qu’on fait de la diplomatie, alors qu’une plus grande fermeté aurait abouti à un résultat identique. Qui plus est, en accédant aux demandes lybiennes, on se crée plein de problèmes futurs, dans le monde entier.

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Commentaires»

1. jluc - 24 juillet 2007

Cette affaire est une prise d’otages, et c’est bien la Libye qui la caractérise ainsi en acceptant une transaction. Parler de fermeté est inutile quand des innocents peuvent mourir. Et souvent, inutile tout court : rappelez vous le bombardement de Tripoli par les USA en 1986. Et dangereux, çà a sans doute provoqué Lockerbie. Il n’y a pas d’autre choix hélas que se laisser enfiler le douloureux suppositoire de l’humiliant marchandage, en paiement des errements diplomatiques précédents. Comme d’habitude on attendra longtemps les explications aux citoyens : à quoi sert Khadafi ? Le monde est il mieux avec lui ou sans lui ? La Libye est elle mieux avec lui ou sans lui ?