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Quelques réponses aux questions posées sur le Capital Altruiste 13 avril 2007

Par Thierry Klein dans : Entreprise altruiste.
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Il y a eu pas mal de (bonnes) questions en commentaires et aussi sur Scoopeo… Je centralise ici les réponses.

Un blog sur le Capital Altruiste, avec des FAQs, sera bientôt dispo et je cherche des contributeurs, en français et en anglais.

1) Pour faire entrer une association dans le capital, il faut qu’elle vienne ! Il ne suffit pas de lui proposer.
La participation au capital constitue-t-elle un don en numéraire ?

Oui, c’est exactement ça. A noter que l’association n’a aucune raison de ne pas venir, car venir n’engage pas sa responsabilité (elle devient juste actionnaire d’une entreprise). Cependant, les associations sont peu accoutumées, d’une façon générale, à la gestion de valeurs financières et il faudra qu’elles le deviennent, qu’elles soient au moins conseillées. A mon avis, c’est une tendance lourde, générale: il faut que les associations acquièrent un savoir-faire financier.
J’ai eu plusieurs retours de spécialistes en capital-risque qui aimeraient s’impliquer.

2) Pourquoi s’arrêter à l’humanitaire ? Elles pourraient faire des donc pour l’education, la recherche, l’ecologie, la culture…

Je me suis sans doute mal fait comprendre, mais il faut prendre humanitaire au sens large. Tout les domaines liés au “collectif”, à “l’altruisme” sont compris dans l’idée. On peut donner du capital à une organisation qui s’occupe d’écologie, d’éducation, de développement territorial, etc… Le don à des religions ou des églises n’est pas inclus dans l’idée.

3) Les banques accorderont-elles facilement des prêts à ces entreprises ?
- Quand l’entreprise connaîtra des besoins rapides de liquidités, vers quels actionnaires se tournera t’elle pour réinjecter de l’argent ?
Le prêt d’une banque dépend de pas mal de facteurs (personnalité du dirigeant et surtout structure financière de la société…). Je ne vois pas en quoi le fait d’avoir une association au capital change quelque chose, surtout pour les sociétés faiblement altruistes (moins de 20% du capital en circulation). Pour les sociétés fortement altruistes, peut-être ? Mais rien qui ne semble bloquant… Rien n’empêche de faire appel au Capital Altruiste ET au Capital Risque, par exemple.

A noter que des mécanismes de financement nouveaux peuvent apparaître. Une association peut se retrouver avec un portefeuille de valeurs très important, mais peu liquide car constitué de sociétés non côtés. Une banque peut aider à financer en prêtant à l’association, le prêt étant garanti par une partie du portefeuille. Il peut aussi être intéressant de constituer des fonds à partir de sociétés altruistes, pour les mêmes raisons.

La richesse des mécanismes financiers possibles et le fait qu’en France les organismes financiers sont peu réactifs, est une des raisons pour lesquelles l’association va démarrer simultanément en France et aux USA.

4) Combien d’entrepreneurs prendront le risque d’accorder une part significative de leur capital à une cause humanitaire sans possibilité de fluctuation de cette part.

Impossible de répondre, mais suite au billet initial, il y a déjà 5 projets identifiés…. A noter que 1%, 5% peuvent suffire… (Imaginez que 5% du NASDAQ soit en capital altruiste et faites le calcul…). Mon impression est qu’il y a un mouvement lourd, général, dans tous les pays occidentaux qui pousse dans ce sens. Que l’humanitaire est la grande entreprise du XXIème siècle, s’il arrive à avoir une réalité économique.

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